Championnats du monde de fléchettes : comment un « sport de pub » fait-il autant parler de lui ? 

Chaque hiver, dans la mythique enceinte de l’Alexandra Palace de Londres, sont organisés les championnats du monde de fléchettes. Cet événement, devenu un incontournable des fêtes de fin d’année, dépasse largement le cadre sportif. Acclamés par une foule en délire, joyeuse et festive, les joueurs sont aujourd’hui considérés comme de véritables stars. 

Cependant, cette discipline a longtemps été cantonnée à un simple sport de loisir, pratiquée uniquement dans les bars. Aujourd’hui, la popularité de ce sport ne cesse de s’accroître et attire des joueurs venus du monde entier. 

Les fléchettes visent le monde

En effet, cette édition 2026 est marquée par une nouvelle dimension : l’internationalisation du tableau des joueurs. Si l’Europe reste historiquement dominante, de nouveaux profils émergent et renouvellent l’image du tournoi. Parmi eux, le Kényan David Munyua incarne cette ouverture. 

Premier représentant de son pays à se qualifier pour ces championnats, il symbolise l’entrée de nouvelles cultures dans une discipline longtemps perçue comme exclusivement occidentale. À Londres, il porte les couleurs d’un continent encore peu représenté dans ce sport. Il ne fait pas seulement acte de présence, puisqu’il a créé la surprise générale en remportant son premier tour face au Belge Mike de Decker, classé au 18e rang mondial. Cet exploit a fait de lui la grande fierté de son pays.

L’Alexandra Palace, un espace d’interculturalité

À travers ces championnats du monde, les fléchettes montrent encore à quel point le sport est un espace de rencontre interculturelle. Les tribunes mêlent nationalités et traditions, tandis que les joueurs partagent la même scène, les mêmes règles et la même exigence de performance. Le sport agit ici comme un langage commun, capable de rassembler au-delà des différences culturelles.

L’histoire de David Munyua en est la parfaite illustration : un vétérinaire kényan, adulé par le public londonien et admiré aux quatre coins du monde. Les championnats du monde ne sont plus seulement une compétition sportive, mais un reflet de la mondialisation du sport et de l’ouverture des disciplines dites « mineures ».

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