Immersion à l’étranger en L1

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Ce mois-ci nous vous proposons trois interviews concernant les immersions obligatoires à faire en L1. Pour aider au mieux nos L1, trois L2 ont bien voulus faire part de leur expérience. 

INTERVIEW 1 : CELIA NOEL

Tout d’abord nous avons Célia Noël, une étudiante en LEA anglais-italien qui a choisi de faire du bénévolat.

Q : Quel type d’immersion as-tu effectuée et où as-tu choisi de faire ce stage ?

Cet été je suis partie en Nouvelle-Zélande, c’était un mélange de au-pair et de woofing, c’est-à-dire que je m’occupais à la fois d’une ferme et d’enfants.

Q : Comment as-tu trouvé ce stage ?

Je suis allée sur Workaway parce que ma sœur avait déjà un compte. Je savais que je voulais partir en Nouvelle-Zélande alors j’ai directement cherché des profils de familles là-bas. Je voulais aussi être en campagne et je n’avais pas envie d’aider des personnes âgées ni faire du bricolage donc j’ai cherché des offres qui avaient besoin d’aide avec les animaux et les enfants.

J’ai envoyé des demandes petit à petit et ce malgré le décalage horaire qui me faisait attendre parfois quelques jours, j’ai eu beaucoup de retours. J’en ai eu quelques unes positives directement et d’autres familles m’ont posé plus de questions avant de me donner une réponse définitive. Partir en woofing était en fait mon deuxième choix, j’aurais aimé travailler mais c’était trop compliqué de s’organiser pour trouver aussi loin et avoir un visa.

Q : Quelles étaient tes missions ?

Je suis donc partie dans une ferme en permaculture où je devais planter des arbres, des légumes et aussi en cueillir. Je me suis occupée d’animaux que je devais nourrir, comme des poules et des chats. Je devais aussi jouer avec les enfants, par exemple les emmener faire des balades au parc.
Au départ j’ai fait du woofing et à la fin c’était surtout du travail d’au pair, car j’ai pu créer un vrai lien avec les enfants. Une autre raison est que les saisons sont inversées, au départ la météo était parfaite pour s’occuper du jardin mais il a peu à peu commencé à faire froid et à pleuvoir ce qui m’a poussé à passer plus de temps à l’intérieur avec les enfants.

Nous étions plusieurs “au pairs” et avec le temps c’était surtout moi qui les gérait les enfants. Mon travail consistait surtout à aider la maman afin d’alléger ses tâches. 

L’ambiance était vraiment familiale, j’étais beaucoup avec la mère pour l’aider. Elle était bienveillante et me demandait régulièrement si mon travail me plaisait, si je voulais faire autre chose ou même prendre une pause. De plus, on mangeait ensemble tous les soirs pour avoir du temps ensemble.

Q : Pourquoi avoir choisi de faire du bénévolat?

J’ai choisi le bénévolat pour faciliter les démarches pour le visa. J’avais donc un visa travail-vacances, accessible aux moins de trente ans que j’ai reçu en une semaine. Pour un travail j’aurais dû me déclarer et faire des papiers administratifs qui m’ont paru trop compliqués. Le stage n’était pour moi pas une option car je recherchais de la liberté et me retrouver dans une entreprise de 8h à 18h me paraissait contradictoire.

Q : Qu’est-ce que ce stage t’a apporté sur le plan professionnel et personne

J’ai gagné beaucoup plus de compétences personnelles que professionnelles. J’ai appris à m’occuper d’enfants, ce qui pourrait m’être utile pour plus tard. En ce qui concerne la ferme, j’ai développé des compétences que je n’aurais pas pu développer si j’étais allée faire un stage. Surtout en L1, je trouve que plus intéressant de se développer et de se trouver soi-même afin de mieux se comprendre dans l’optique d’être sûre de ses valeurs dans sa vie.

Q : Comment t’es-tu organisée pour partir aussi loin, as-tu reçu de l’aide ?

Tout d’abord je suis allée sur le site du gouvernement pour le visa et qui était très simple  car la Nouvelle Zélande est un pays avec beaucoup d’immigration donc il n’y a pas vraiment de sélections. Je n’ai pas eu besoin d’aller en ambassade car je l’ai ensuite reçu en une semaine sous forme de e-visa. Pour le voyage j’ai pris un avion jusqu’à Oakland, la famille m’a conseillé le bus jusqu’à la ville de mon immersion et ils sont venus me chercher en voiture pour me ramener. Les billets d’avion étaient par contre à ma charge.

Q : Recommanderais-tu de faire un bénévolat en L1 et aurais-tu des conseils pour ceux qui pensent faire comme toi ?

Je conseillerais le bénévolat principalement car c’est vraiment pratique par rapport au logement. On peut aller aussi loin qu’on veut sans s’en soucier, pareil pour la nourriture. J’ai eu à payer les billets d’avion assez cher mais si on veut aller en Europe les prix sont plus bas. Les attentes de travail sont aussi différentes, c’est beaucoup moins stricte et ceux qui nous accueillent sont généralement bienveillants et aiment accueillir.

Je vous conseille plusieurs sites différents comme woofing qui ont souvent un site par pays, aupairworld et workaway, qui eux sont pour toutes les offres disponibles dans le monde.

INTERVIEW 2 : LOLA DEVILLE

Ensuite nous avons Lola Deville en LEA anglais-allemand qui nous parlera de son choix de travailler lors de cette immersion de L1.

Q : Quel type de choix as-tu fait pour ton immersion ?

J’ai choisi de travailler et de ne pas faire un stage, c’est quelque chose que je voulais vraiment à la base car je voulais être indépendante, faire mes choix et au niveau de l’argent ça me semblait être avantageux. De plus, je connaissais déjà le pays dans lequel je voulais aller pour travailler, en Suède et plus précisément à Stockholm.

Q : Comment as-tu trouvé ton travail ?

J’étais déjà allée à Stockholm deux fois avant donc j’avais des contacts et des copines qui étaient là-bas. Je savais que je voulais aller là-bas et j’avais un rêve qui était d’aller travailler au musée ABBA car j’en suis une grande fan. Donc dès septembre, j’avais commencé à regarder sur leurs sites s’ils avaient des offres d’emplois. Mais je n’avais malheureusement  rien trouvé et je l’ai donc laissé de côté.

J’ai cherché des offres d’emploi sur LinkedIn, mais je n’ai rien trouvé, c’était surtout des offres de stage ou alors des offres d’emploi mais pour un niveau d’études trop élevé par rapport au miens. J’ai donc envoyé des messages et des candidatures spontanées à tous les jobs que je trouvais en Suède, c’était des bars, des cafés, des restaurants, des musées ou bien même des parcs d’attractions. J’ai eu très peu de réponses et toutes négatives et puis en janvier, j’ai reçu une notification me disant que le musée ABBA recrutait, j’ai tout de suite envoyé ma candidature et j’ai été sélectionnée.

Q : Que faisais-tu au travail, quelles étaient tes missions ?

J’étais une museum host, c’est-à-dire que j’accueillais les visiteurs. Je vendais les tickets mais j’étais aussi dans l’exposition pour vérifier que tout se passe bien. J’avais des positions assez variées que ce soit l’accueil, la vente ou bien le renseignement. C’est un petit musée mais avec beaucoup de visiteurs donc nous étions une grosse équipe pour que justement tout se passe bien. J’ai eu la chance de travailler dans une équipe particulièrement familiale basée sur la confiance et sur l’écoute. On était tous égaux, même les managers et même le directeur. 


Q : Comment as-tu organisé ton voyage, as-tu reçu de l’aide

Je n’ai reçu aucune aide du musée. J’ai la chance d’avoir des amies là-bas qui ont fait office d’assurance au cas où je ne trouverais pas de logement. J’ai quand même cherché de partout pendant un mois pour trouver un endroit où vivre et j’ai trouvé un petit studio, qui était dans une résidence pour étudiants étrangers.
Donc c’était très pratique, était inclus le wifi, l’électricité etc. c’était pratique mais très cher. Et enfin pour le billet d’avion, je m’en suis aussi occupée toute seule.

Q : Qu’est ce que t’a apporté cette immersion ?

Travailler m’a apporté de l’indépendance et de la confiance en moi. Le fait de me dire qu’on ne repose pas sur les autres, mais que sur nous-même et qu’on est capable de le faire. Même si on se trompe au début, ce qui n’est pas grave parce qu’on apprend. Et puis il y a le travail d’équipe, il était impossible pour nous de travailler tout seul. Le fait d’être dans un autre pays avec mon travail et mon appartement m’a fait gagner en indépendance. Cela m’a aussi apporté beaucoup de belles rencontres et aussi des contacts.

Q : Aurais-tu des conseils pour les L1 qui pensent se diriger vers un travail ?

Le plus important selon moi c’est d’avoir un CV en béton, surtout quand on est en L1 et qu’on a pas encore de diplôme à part le bac. Je pense qu’il faut prendre toutes les opportunités qu’on a pour faire des petits jobs et même du bénévolat, c’est ce qui fait la différence. Aussi il faut persévérer quand on sait ce que l’on veut. 
Par exemple pour mon post y avait un prérequis, c’était de parler suédois et je ne parle pas un mot de suédois, mais comme j’étais vraiment investie et tellement à fond, ils m’ont dit que l’anglais suffira et j’ai quand même été prise.

INTERVIEW 3 : SARA EL GOUBI

Enfin nous avons Sara El Goubi, étudiante en LEA  Anglais – Italien va nous parler de son choix d’effectuer un stage pour son immersion.

Q : Quel type d’immersion as-tu effectué et où as-tu choisi de faire ce stage ?

J’ai choisi de faire un stage. Je l’ai fait à Malte, un archipel au sud de l’Europe. Dans un organisme qui s’appelle EF éducation First qui sont des écoles de langues qui proposent des séjours linguistiques un peu partout dans le monde.

Q : Comment as-tu trouvé ce stage ?

J’ai trouvé ce stage sur le site “EF-Recrutement”, où l’on peut retrouver des offres de travail saisonnier. Je leur ai donc proposé de faire un stage en leur parlant de mes anciens liens avec eux, car je les connaissais déjà en tant qu’étudiante dans leurs établissements. 

Malgré un petit soucis en interne j’ai trouvé l’annonce, envoyé mon cv et beaucoup d’e-mails! Ensuite, j’ai décroché un entretien avant le oui final que j’ai reçu quelques jours après.

Q : Que faisais-tu lors de ce stage, quelles étaient tes missions ?

Je travaillais dans une résidence pour les étudiants de 18 à 25 ans. J’étais dans un bureau au sein de la résidence qui s’occupait de l’organisation générale de la résidence. 

Durant la haute saison mes tâches étaient assez variées. En général il y avait des tableurs Excel à faire pour l’arrivée des étudiants et pour la partie des finances par résidence et par semaine. J’ai aussi eu l’occasion de préparer des sacs de bienvenue pour les nouveaux élèves ainsi qu’aider à l’organisation d’activités au sein de la résidence.

Q : Pourquoi avoir choisi de faire un stage ?

Personnellement un stage et un bénévolat me paraissaient très similaires, je n’aurais pas été payé mais logé et nourri. J’ai donc préféré me former professionnellement. Selon moi, me former était plus important qu’essayer de mettre directement en place des capacités que je n’avais pas encore.

Q : Qu’est ce que ce stage t’a apporté sur le plan professionnel et personnel ?

Faire un stage m’a permis d’améliorer ma capacité à utiliser l’anglais dans un milieu professionnel que ce soit au travail ou au repas avec mes collègues. Ça m’a aussi permis de m’ouvrir culturellement car j’étais constamment entouré de personnes venant de pleins de cultures différentes, certains d’endroits que je ne connaissais même pas ! 

Sur le plan personnel j’étais déjà assez indépendante et voyager toute seule n’était pas nouveau pour moi, donc à part de nouvelles connaissances j’ai beaucoup plus appris sur le plan professionnel.

Q : Comment as-tu organisé ton voyage, as-tu reçu de l’aide ?

L’organisation m’a fourni un taxi de l’aéroport à mon logement mais les billets d’avions étaient à ma charge. Sur place j’étais logée, nourrie et de multiples équipements étaient mis à notre disposition.

Q : Recommanderais-tu de faire un stage en L1 ?

Oui car le point positif d’un stage est qu’on peut parfois se dédouaner des grandes responsabilités des personnes en CDD ou CDI, en tant que stagiaire l’erreur est beaucoup plus acceptée. Par contre, malgré le fait de mon statut de stagiaire j’ai vite été mise au travail en autonomie, j’ai seulement eu 4 jours où j’étais supervisé. 

En plus de ça un stage est plus facile à mettre en place car il n’y a pas de déclaration et d’administratif à faire, ce qui on le sait peut être très compliqué lorsqu’on est à l’étranger.

Q : Aurais-tu des conseils pour les L1 qui pensent se diriger vers un stage ?

Je vous incite vivement à vous y prendre à l’avance. Je ne dis pas ça pour stresser mais plutôt pour éviter un stress.  Enfin privilégier un domaine qui vous intéresse pour ne pas “perdre” trois mois.

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