Le Grand Débrief de Janvier

Photo de la BBC

Effondrements de mines au Congo

Plus de 226 personnes ont perdu la vie lors de l’effondrement de mines de coltan, près de la ville de Rubaya en République Démocratique du Congo, ce jeudi 28 janvier. 

Les fortes pluies semblent être à l’origine de la tragédie ainsi que la fragilisation continue des sols d’exploitation, menant à glissement de terrain qui a enseveli les victimes. Cependant, les autorités congolaises portent le blâme sur le M23 (groupe armé rebelle au Congo) et le Rwanda, qui souhaiteraient piller les ressources minières du pays. La ressource en question est le coltan, un minerai utilisé dans la fabrication de produits électroniques tels que les smartphones et les ordinateurs. Cet incident n’est pas un cas isolé, et de nombreux accidents dans des sites d’exploitation artisanale dans l’est du pays révèlent des conditions de travail difficiles, soutenues par une forte demande du commerce international.

« La Première ministre japonaise Sanae Takaichi et le Premier ministre britannique Keir Starmer se serrent la main lors d’une conférence de presse commune. » source : BBC

La récente diplomatie britannique en Asie

Le Premier Ministre britannique Keir Starmer engage une diplomatie active en Asie de l’Est. Il a effectué une visite de 4 jours à Beijing, en Chine et a invité la Première Ministre japonaise Takaichi à Londres après une rencontre à Tokyo. Les discussions nippo-britanniques ont porté notamment sur la question des conflits en Ukraine et au Moyen Orient ainsi que sur les nouveaux accords bilatéraux de libre-échange. Le succès notable de la politique diplomatique de Takaichi constitue également un atout considérable pour les élections législatives anticipées du 8 février, convoquées afin de faire valider par les électeurs son ambitieux programme politique.

La visite diplomatique sino-britannique a principalement abordé des questions économiques, notamment dues aux difficultés persistantes de la Grande-Bretagne depuis le Brexit et des tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine.  Le gouvernement de Xi Jinping cherche ainsi à apparaître comme un partenaire commercial fiable pour les économies occidentales, tandis que des critiques de Donald Trump se sont rapidement faites entendre, qualifiant le rapprochement de « très dangereux ».

Source : BBC

Le Vénézuéla post-Maduro : un futur incertain ?

Il y a 2 mois, le président vénézuélien Nicolas Maduro a été capturé par les Etats-Unis, prétextant une nécessité de le juger pour des peines liées au trafic de drogue et à la possession d’armes. Pourtant, quelques heures après cette arrestation par l’armée américaine, Donald Trump avait déjà promis l’exploitation des réserves pétrolières du pays sud-américain. Celui-ci avait été jusqu’à accuser le Vénézuéla d’avoir « volé » du pétrole aux États-Unis.

Avec environ 303 milliards de barils, le Venezuela détient les plus grandes réserves prouvées de pétrole au monde, soit environ 17 % du total mondial. Alors quel était réellement l’objectif ultime du gouvernement Trump lors de l’attaque vénézuélienne ? Selon Marco Rubio, le nouveau secrétaire d’État américain, Washington visait un transfert du contrôle des ressources naturelles, sous un gouvernement démocratique stable. Les relations diplomatiques américano-vénézuéliennes avaient été effectivement rompues en 2019, après le refus par les Etats-Unis de reconnaître la première réélection à la présidence de Nicolas Maduro. Désormais, les rapports entre les deux pays ont été rétablis avec la nomination d’un chef de mission diplomatique aux Etats-Unis par Mme Rodriguez, la présidente du Vénézuéla par intérim.

Néanmoins, l’un des obstacles pour les investisseurs était la présence d’un cadre existant qui donnait à la compagnie pétrolière nationale PDVSA le contrôle majoritaire sur les projets pétroliers en cours d’exploitation. Le 29 janvier, l’Assemblée nationale de Caracas a approuvé -sous la pression des Etats-Unis- une réforme de la loi sur les hydrocarbures qui ouvrira le secteur pétrolier aux entreprises privées, y compris étrangères.

La princesse Mette-Marit et son fils aîné, Marius Borg Høiby, à Oslo (Norvège)

en juin 2022. NTB via AFP/Lise Aaserud

Scandale en Norvège : l'arrestation de la famille royale

L’affaire de Jeffrey Epstein atteint la famille royale de Norvège, en particulier 2 membres auparavant extrêmement populaires de la famille royale : la princesse Mette-Marit et son fils aîné, Marius Borg Høiby.

Høiby est accusé de 38 chefs d’accusation, qui pourraient lui valoir jusqu’à 16 ans de prison. Il est notamment accusé du viol de quatre femmes, l’agression et les menaces à l’encontre d’une ex-petite amie et la dégradation de son appartement, ainsi que des infractions liées à la drogue et au code de la route. Mette-Marit, quant à elle, est citée « des centaines de fois » dans les dossiers Epstein révélés ce week-end. En 2012, alors que Jeffrey Epstein dit être à Paris « en quête d’une épouse », elle lui répond que la capitale française est « bien pour l’adultère » mais que « les Scandinaves (font) de meilleures femmes ». Le palais a également confirmé qu’elle a séjourné dans une de ses maisons en 2013.

Ces nouvelles sont très inquiétantes pour la famille royale, censée incarner le symbole rayonnant du pays. L’affaire de Mette-Marit en particulier pose 2 questions : l’étendue des connexions de l’ancien financier américain Epstein, et la transparence attendue des familles royales quant à leurs relations personnelles.

Source : BBC

La mafia chinoise

11 membres de la famille mafieuse notoire Ming, du Nord-Est du Myanmar, ont été exécutés, après une condamnation en septembre dernier. Les quatre familles mafieuses sont Ming, Bau, Wei and Liu. Celles-ci ont pris le pouvoir après que le général Min Aung Hlaing, actuel chef du coup d’État au Myanmar, ait mené une opération militaire pour chasser la MNDAA, l’armée insurgée ethnique qui dominait Laukkai et ses environs depuis les années 1980. Les familles ont commencé une transition économique pour s’affranchir de l’ancienne dépendance à la production d’opium et de méthamphétamine à une nouvelle économie basée sur les casinos et la fraude en ligne. Selon la cour, l’activité criminelle des accusés aurait causé la mort d’au moins quatorze ressortissants chinois, ce qui explique cette condamnation particulièrement sévère.

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