Il est vrai que l’on nous parle très souvent de notre future vie professionnelle. La formation en LEA, orientée vers les langues vivantes, nous encourage naturellement à nous investir pleinement dans ce domaine. Cependant, il est important de ne pas négliger certains aspects au profit exclusif des langues, au risque de compromettre sa future carrière. Ainsi, nous aborderons aujourd’hui les erreurs courantes commises par les étudiants en LEA qui peuvent avoir un impact sur leur avenir professionnel.
Tout d’abord, nous commencerons directement avec le fait de penser qu’une fois un maximum de langues acquises, les portes s’ouvriront. Pourtant, les langues ne font pas tout, et même si elles sont considérées comme le pilier central de notre futur métier, quelqu’un expérimenté ne parlant qu’une seule langue plutôt qu’une personne multilingue sans expérience particulière. Ainsi, le but serait d’acquérir un maximum d’expériences pour avoir une candidature que les recruteurs recherchent. En revanche, pour ne pas mettre de côté les langues, il est tout à fait possible d’acquérir en expérience à l’étranger.
Le second fait à ne surtout pas négliger, sont les stages. Ces derniers nous permettrons d’en apprendre davantage sur le monde du travail, mais surtout de mieux connaitre nos attentes et préférences. En effet, il est préférable de faire des stages afin de savoir si le poste est intéressant ou bien s’il serait plus judicieux d’en changer avant qu’il ne soit trop tard, ce qui permet d’éviter les réorientations ou les bore-out*. En France, 23 % de salariés ne sont pas épanouis dans leur travail, et 51 % jugent leur charge de travail excessive. Ainsi, les métiers, bien que choisi avec précaution, peuvent être source de conflit intrapersonnel ; les établissements scolaires poussant les élèves à connaitre leur métier de prédilection de plus en plus tôt, laissent les enfants chercher un métier qui pourrait plausiblement leur plaire avant même qu’ils n’aient pu le tester. L’apprenti se conforme alors à un modèle en idéalisant ledit métier, avant de découvrir le monde du travail. Par conséquent, un stage est plus qu’essentiel puisqu’il va permettre aux jeunes de découvrir le monde du travail via l’observation, ou l’action.
Enfin, l’information à privilégier avant de se lancer dans une carrière serait de se demander ce que l’on aimerait vraiment ; s’il s’agit plutôt de se lancer dans une carrière reliée à l’enseignement, la communication, la traduction/ interprétation, les relations internationales, etc. Alors, pour viser juste, il faut se diriger vers ce qui nous plait et s’y spécialiser. En Argentine et dans d’autres pays d’Amérique latine, il est recommandé de ne pas faire de master pour ne pas “perdre de temps”, sauf si l’on désir se spécialiser en la matière. Mais, gare aux informations trompeuses, là-bas une licence se fait en 4 ans contre 3 en France, mais surtout, la plus grande différence est la spécialisation. En Argentine, les étudiants choisissent leurs cours et leurs spécialisations, c’est-à-dire qu’un élève en LEA choisira s’il préfère avoir des cours de traduction ou d’interprétation afin de s’y spécialiser dès son entrée à l’université.
A contrario, en France la spécialisation arrive dès l’entrée au master, seul certaines universités telle que l’ESTRI permettent aux élèves d’avoir un avant-gout de certaines matières grâce au Diplôme Universitaire, étant une réelle plu value dans le monde du travail.
En fin de compte, choisir son futur métier peut représenter un poids mentalement conséquent, et il est en notre devoir de savoir prendre notre temps afin de trouver la pépite qui nous correspondra le mieux !
*syndrome d’épuisement professionnel, causé par l’ennuie et le manque de stimulation au travail. Il est marqué par une forme profonde de désintéressement ou de démotivation.
